L’Amour et les forêts
Adaptation du roman éponyme de Eric Reinhardt publié aux éditions Gallimard.
Adaptation du roman éponyme de Eric Reinhardt publié aux éditions Gallimard.
Autorisée exceptionnellement à filmer des procès pour violences intrafamiliales, la réalisatrice Karine Dusfour dévoile les mécanismes du contrôle coercitif, stratégie systémique destinée à assujettir l’autre, dont les victimes sont très majoritairement des femmes.
À l’origine, Bénédicte Ombredanne avait voulu le rencontrer pour lui dire combien son dernier livre avait changé sa vie. Une vie sur laquelle elle fit bientôt des confidences à l’écrivain, l’entraînant dans sa détresse, lui racontant une folle journée de rébellion vécue deux ans plus tôt, en réaction au harcèlement continuel de son mari. La plus belle journée de toute son existence, mais aussi le début de sa perte.
Récit poignant d’une émancipation féminine, L’amour et les forêts est un texte fascinant, où la volonté d’être libre se dresse contre l’avilissement.
« Quelle place la violence conjugale occupe-t-elle dans ma manière d’exercer ma parentalité ? » L’ouvrage aborde explicitement les ressources parentales de la victime et de l’auteur.
La violence dans le couple a longtemps été considérée comme une affaire ne concernant que les seuls adultes. Des études internationales ont cependant prouvé qu’elle avait également de graves conséquences sur le développement physique et psychologique de l’enfant témoin.
Les agressions physiques, sexuelles, verbales, psychologiques et économiques, créent un climat de vie marqué au quotidien par l’insécurité et l’instabilité. Au coeur d’enjeux familiaux, sociaux et judiciaires, l’enfant se trouve, dès son plus jeune âge, menacé dans son développement.
Cette deuxième édition complétée et actualisée présente le contrôle coercitif. Concept central d’une approche globale de la violence conjugale et intrafamiliale comme atteinte aux droits humains, il désigne un répertoire de comportements oppressifs basés sur le privilège donné par le sexe. Il révèle la violence conjugale comme forme de la violence sociale, loin de sa représentation courante comme forme houleuse de conflit conjugal/parental. Comment les agresseurs familiaux attaquent-ils, avant et après la séparation, les droits, la liberté, la santé des victimes ? Pourquoi les effets du contrôle coercitif sont-ils durablement dévastateurs ? Comment appréhender ce précurseur majeur de la quasi-totalité des féminicides qui est aussi le contexte prévalent des violences envers les enfants ?
Issu des 7es journées internationales de la recherche en milieu pénitentiaire, ce dossier thématique propose un regard approfondi et nuancé sur la prise en charge des auteurs de violences conjugales.
En France, comme dans tous les pays démocratiques, l’émergence de la thématique de la violence conjugale a connu trois mouvements successifs dans son développement : la reconnaissance des victimes, l’intérêt pour la prise en charge des auteurs et la sensibilité aux enfants exposés à la violence.
Cette campagne, nommée “Miroir, miroir” est déployée à partir de ce lundi 4 mai 2026, et vise à interpeller, responsabiliser et prévenir le passage à l’acte.
Retrouvez l’actualité sur le site internet égalité.femmes.hommes.gouv : Egalité Femmes/Hommes 8mars2026